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Conseils Raquettes à neige

Reconnaitre les empreintes



 Mais qui est donc passé par là ?


La faune de montagne laisse, sur le sol enneigé, ses empreintes, traces et indices au fil de ses déambulations essentiellement crépusculaires, nocturnes et très matinales.

Certaines traces sont évidentes. On en connait le propriétaire. D'autres le sont moins, elles peuvent prêter à confusion. Tout comme pour la détermination de la flore, il faut considérer le milieu, envisager différentes hypothèses, interpréter pour, finalement proposer le nom d'un animal, son allure, ses particularités, le moment probable où il est passé ...

Tous les jours de l'hiver et du printemps, les Accompagnateurs en Montagne se feront toujours un plaisir d'interpréter avec vous ces indices dans leur contexte.

 Le mulot :

Il vit dans ses terriers aux multiples galeries, circule essentiellement sous la neige car il est la proie de multiples prédateurs (renard, hermine, chien, faucon crécerelle ...). Là, il a creusé un tunnel dans la neige pour atteindre la surface du manteau et a progressé vers la droite. Il a laissé une empreinte linéaire, celle de sa queue (dont la taille équivaut à celle de son corps).

 L'Hermine  :

L'hermine progresse par bonds, atterri sur ses pattes avant et pose immédiatement ses pattes arrière sur la première empreinte. Elle est vorace, habile et vive. Elle se nourrit des mulots, jeunes passereaux tombés du nid, voire même de jeunes lièvres nés au printemps. L'hermine vit dans les zones dégagées à l'inverse de sa cousine, la belette qui affectionne les milieux boisés.

 Les oiseaux :

L'églantier, rosier sauvage, offre à la faune de montagne une baie hautement nutritive : le cynorhodon. Là, un oiseau a atterri pour s'y nourrir. L'empreinte arrondie en bas du cliché est celle de l'impact de sa queue à l'atterrissage. La taille de l'empreinte laissée par les plumes de la queue peut nous faire penser à un merle ou à un chocard à bec jaune.

 Le lièvre variable :

4 impacts : deux situés l'un derrière l'autre et deux autres côte à côte. Cet animal progresse presque exclusivement par bonds. On peut déterminer sa vitesse par l'espacement entre les groupes d'empreintes. Le lièvre variable, appelé également « blanchon » est doté de puissantes pattes postérieures. Il atterri sur ses pattes avant, l'une légèrement devant l'autre, mais sur la même ligne, bascule sur ses épaules pour aller poser ses pattes arrière devant les précédents impacts, parfois très loin quand il circule à forte allure. Dans notre cas, le blanchon vient vers nous.

 Le renard :

On dit de lui qu'il est discret, rusé et habile. Autrefois nommé « goupil » et roux à l'altitude des villages, il est variable au-delà de 2000 mètres, le renard se distingue par ces voies très linéaires et par la forme plutôt ovale de ses empreintes au sol. Il circule généralement au petit trop comme en témoignent ici ses empreintes régulières : l'animal a posé une patte arrière sur l'impact fait par une patte avant. Il vient vers nous, l'avant de l'empreinte est légèrement plus pointu.

 Le chamois :

Avec des impacts nettement rectangulaires et étroits, il a profondément marqué la neige en circulant au pas. Un individu mâle peut peser jusqu'à 50 kilos ! Là, il s'agit d'un chamois dont on voit également qu'il a laissé les traces de ses onglons (doigts) à la surface de la neige. L'organisation de ces traces de doigts, entre autres signes, nous indiquent que l'animal s'éloignait de nous.



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