10 Juillet 2012
Il n'y a pas d'approche plus glorieuse qu'une autre, l'essentiel est que l'on porte toujours, tous, le même respect à l'environnement majestueux qui nous accueille, pour que la beauté de ce terrain de jeu perdure pour de longues très longues années et offre un tout aussi joli paysage, propre et naturel à tous ceux qui voudrons le découvrir comme nous l'avons découvert."
Quelques semaines après avoir battu le record féminin du GR20 en 41h22min, Emilie Lecomte, partenaire technique et membre du Team Trail Quechua, revient sur son exploit. Elle raconte ces 180km parcourus au coeur des montagnes corses.
Record féminin du GR20, Emilie raconte
"Peu importe la façon dont on aborde le GR20, que cela soit avec l'esprit de compétition pour le traverser en un temps record, de plusieurs heures à quelques jours, quelles que soient nos motivations à nous retrouver sur le sentier mythique du GR20, nous sommes tous unis par la même chose: notre amour pour la montagne et pour la nature.Il n'y a pas d'approche plus glorieuse qu'une autre, l'essentiel est que l'on porte toujours, tous, le même respect à l'environnement majestueux qui nous accueille, pour que la beauté de ce terrain de jeu perdure pour de longues très longues années et offre un tout aussi joli paysage, propre et naturel à tous ceux qui voudrons le découvrir comme nous l'avons découvert."
Quelques semaines après avoir battu le record féminin du GR20 en 41h22min, Emilie Lecomte, partenaire technique et membre du Team Trail Quechua, revient sur son exploit. Elle raconte ces 180km parcourus au coeur des montagnes corses.
![]() Photos : DR | "Tout a commencé le jeudi 21 Juin à 2h du matin, à Calenzana. Après une très courte nuit (je n'ai réussi à dormir qu'une toute petite heure), je me prépare à partir. Avec le timing très large qu'on avait prévu, j'attends une demi-heure au point de départ. Comme c'est un record qui va être enregistrer, je dois faire pointer mes carnets de course par le président du comité régional de la FFME. A 4h00 à nos montres, je m'élance. Il fait tout juste la bonne température pour aller en découvre avec le GR20. Je pars avec un bon rythme. Un train d'enfer même sans en avoir l'air. Au refuge d'Ortu di u Piobbu, je passe avec 15 minutes d'avance sur mon timing. Peu avant d'arriver à Bocca Piccaia, pour basculer dans la descente vers le refuge de Caruzzo, je croise Jean pierre Costa, posté là pour me donner quelques mots d'encouragements, et me proposer gentiment de l'eau des petites galettes et carrés de chocolats noirs. J'accepte avec grand plaisir ce rafraîchissement qui tombe à point nommé, et cette petite douceur sucrée qui va me booster jusqu'au sommet. En contre bas, j'aperçois le refuge, et n'ai plus qu'à me "laisser glisser" dans les cailloux vers mon premier ravitaillement. Pointage à 8H27. Jusqu'ici tout va super méga bien, j'ai une petite 1/2 heure d'avance. Mais je ne m'arrête pas trop longtemps, la route est encore longue. D'autant que je suis attendue de pied ferme par mon premier accompagnateur à la Bocca di Stagnu. Je le rejoins vers 10h. Nous partons tous les deux sur la variante alpine, ancien GR, qui recoupe plus loin le tracé vers le cirque de la Solitude, un peu avant le Capu di a Muvraghia. Nous arrivons dans le cirque avec bon nombre de randonneurs en chemin. Je décide de longer les chaînes sur les dalles légèrement sur la gauche. Globalement, ça tient bien, mais un exces de confiance va me conduire à une belle chute dans les grosses pierres ! Plus de peur que de mal, mais un bon rappel à l'ordre toutefois! Nous arrivons ensemble au refuge de Tighjettu, pointage à 12H15. Ayant 1H20 d'avance sur mon plan de marche à ce moment de la course, je profite d'un arrêt un peu prolongé pour manger et boire. Rapidement quand même... Et c'est repartit en direction des Bergeries de Ballone un peu plus bas. Je fais une descente canon, mais sans trop me presser car je sais que la remontée vers Bocca di Foggiale sera bien exposée à la chaleur, et qu'elle risque de me sécher. Nous avons un grand beau soleil, mais j'ai une chance énorme car le vent vient nous rafraîchir régulièrement. J'arrive au pointage au refuge de Ciottulu di Mori à 13H58, soit 1H40 d'avance sur mon plan de marche. Et cette avance pose quelques problèmes à mes suiveurs. Et même aux pointeurs officiels qui doivent se presser pour arriver au point de passage ! Deuxième ravitaillement juste sous le col de Vergio, au Fer à Cheval à 15H03. J'y ai droit à un joli comité d'accueil, puisque la tenante en titre du record actuel (Stéphanie Samper) est venue pour m'encourager. Je retrouve également mon compagnon de route du Team Trail Quechua Sébastien Talotti qui va m'emmener jusqu'à Vizzavona. Il ne manque que le contrôleur... Il arrivera 15 minutes après. Lire la suite sur www.myraidunivers.com, le blog d'Emilie Lecomte. |
Découvrez aussi le film réalisé par Quechua pour immortaliser ce record : | |
